Ce Goncourt qui s’appelle Leila Slimani

Africains | Publié le 4 novembre 2016 à 8h54
VIDEO. Elle est radieuse. Leila Slimani remporte le prestigieux prix Goncourt, décerné, chaque année, au mois de novembre, au meilleur roman francophone.

Hier, il y avait encore du monde, de l’effervescence, des caméras, des micros chez Drouant, à Paris, à l’occasion de la remise du prestigieux prix Goncourt. Cette année, la lauréate n’est autre que Leila Slimani : elle a 35 ans, elle est Franco-marocaine. Et elle aime bien Kundera.

Son roman, Chanson douce, a été plébiscité, dès le premier tour, par les académiciens du Goncourt. Ce qui est plutôt rare dans cette vénérable institution, où les votes ressemblent un peu à des muni-pugilats policés et ardents. Peu importe ! Hier, une femme a été récompensée, un talent a été salué, une enfant aimée de ses parents a été honorée : d’ailleurs, elle ne les a point oubliés dans sa dédicace ; eux qui l’ont enseigné « l’amour de la littérature et de la liberté ».

Mais que raconte son œuvre romanesque récompensée ? Il s’agit d’une histoire humaine, familiale, où est présente Myriam qui, malgré la désapprobation de son cher mari, s’autorise à reprendre une activité professionnelle au sein d’un cabinet d’avocats. Il faut alors trouver une nounou : ce sera Louise, qui, très vite, sera adoptée par les enfants du couple. Puis viendront la dépendance mutuelle, le drame…

La république des lettres

Même si elle a encore de belles années devant elle, Leila Slimani n’est pas une romancière prolifique. Dans son panthéon écrit, l’on ne voit que trois romans : La Baie de Dakhla : itinérance enchantée entre mer et désertDans le jardin de l’ogre (très remarqué en son temps par la critique) et Chanson douce : cette œuvre qui fait désormais d’elle, la nouvelle princesse de la république des lettres.

Laisser un commentaire