Les Nappies, ces femmes qui révolutionnent Paris

Africains | Publié le 27 octobre 2016 à 11h26
C'est de notoriété publique que Paris reste la capitale de l'élégance, de la culture, des amoureux. Mais un phénomène est en train de bouleverser durablement cette cité caressée par la Seine, c'est celui qu'on appelle nappy.

Une mode importée des Etats-Unis. Tout comme les premières notes de jazz qui retentirent sur les côtes normandes... Finalement, en matière de métamorphose culturelle, c'est là-bas que tout nous vient. Enfin, presque !

Demandez un peu aux nappies de Paris, elles vous diront aussi qu’elles s’inspirent de leurs sœurs américaines. Au fait nappy, qu’est-ce donc ? En anglais, ça signifie tout simplement crépu. Mais au pays de l’Oncle Sam, c’est plutôt un mouvement, qui est né dans les années 2000 et promeut les cheveux afro naturels au détriment du défrisage.

En général, les coupes sont simples ou élaborées. Si vous êtes Parisien, regardez autour de vous, vous les verrez nos chères nappies avec leur éclat capillaire, soit en allant au travail, soit en prenant le métro, soit en cherchant la baguette de pain ! Afro-descendantes ou métisses, et souvent pimpantes et chics, ces jeunes femmes sont porteuses d’une révolution qui casse les codes habituels de la beauté ; elles démontrent qu’on peut avoir les cheveux crépus ou frisés et être sur la plus haute marche de la beauté ; elles proclament la fin de la dictature du lissage.

Le nappy, c’est le triomphe du particulier, de l’esthétique du Tout-Monde, auraient dit Patrick Chamoiseau et Edouard Glissant. Ce sont aussi les visages : ceux de la militante antiraciste Rokhaya Diallo ou du mannequin Esther Kamatari, qui, dans les sphères de la mode et des médias, incarnent si bien cette tendance.

Black-blanc-beur

Car au-delà de cette mutation capillaire, il y a une volonté d’afficher une identité différente, singulière, celle qui épouse généreusement la France black-blanc-beur.

Laisser un commentaire