Comment les entreprises gèrent les ressources humaines en Afrique

Africains I DRH-Afrique.com | Publié le 22 octobre 2016 à 11h16
Les entreprises africaines identifient chaque jour de nouveaux concurrents panafricains ou/et internationaux qui grignotent leurs parts de marché. Elles appréhendent difficilement que la force de leurs compétiteurs réside essentiellement dans la qualité de leurs cadres, qu'une révolution des métiers et des pratiques de gestion des ressources humaines est en cours.

La gestion des talents diffère entre l'Afrique anglophone et celle subsaharienne. L'Afrique anglophone commerce avec le monde ; ses entreprises grâce à leur existence officielle peuvent signer des contrats internationaux et se développer jusqu'aux USA comme Naspers. Elles identifient donc plus vite les profils qui leur manquent pour rivaliser à l'international et sur leur territoire. Elles copient les bonnes pratiques et les adaptent : comment mieux gérer les équipes, les motiver, les former et les conserver. Elles acceptent de modifier leurs organisations pour regagner les parts de marchés perdus dans leur pays et conquérir leurs voisins francophones encore perdus face à ce nouveau paradigme.

 La concurrence internationale

En Afrique subsaharienne, la concurrence internationale est une réalité même pour le vendeur de boisson locale de votre rue. Les échoppes sont concurrencées par les centres commerciaux, 5% des habitants de l'Afrique subsaharienne sont déjà clients des grandes surfaces. Le Nigéria, le Sénégal, le Maroc etc... mettent en place une immatriculation systématique des entreprises afin de favoriser des stratégies économiques panafricaines. En donnant un cadre règlementé, chaque pays veut augmenter sa croissance et donc l'emploi en apportant un avantage concurrentiel à ses entreprises sur le marché international et aussi local. Avoir en interne des expertises fiscales, comptables, réglementaires... devient un atout. Avec l'essor de la concurrence mondiale et l'amélioration de l'accès au web, les classes moyennes locales et celles des diasporas ont le choix. Vont-elles faire construire leur nouvelle maison par une « société » locale non immatriculée et sans assurance ou bien vont-elles regarder sur internet les sites de constructeurs panafricains, demander sur les réseaux sociaux lequel est le plus sérieux et choisir celui les rassurant avec son expertise reconnue et son assurance incluse ?

 « A l'ancienne »

Tout cela bouscule les chefs d'entreprise. Jusqu'à présent, le personnel était le plus souvent choisi et payé pour ses bras. Progressivement, les dirigeants découvrent que leurs concurrents emploient de nouvelles expertises. Que ce soit pour les centres commerciaux, les sociétés agro-alimentaires exportatrices, les entreprises de construction, les nouveaux profils recherchés sont dans l'informatique (Chef de projet), l'audit (DAF), la vente (Ingénieur commercial), le marketing, etc... Comme ils méconnaissent ces métiers, ils n'en voient pas l'intérêt ; quand ils le perçoivent, ils pensent les trouver et gérer « à l'ancienne » : aucune transparence des offres à pourvoir et recrutement parmi les relations. La majorité des entreprises ne recrute pas le meilleur, elles choisissent selon leurs amitiés et cela les met en difficulté face à l'armada de compétences de leurs concurrents chinois, marocains... Leurs compétiteurs les remercient. Les ressources humaines qualifiées font la richesse du chef d'entreprise et les experts sans emploi accourent auprès d'eux. Placer un fils d'ami sans talent est une hérésie, c'est détruire la valeur de son entreprise et laisser les bons à ses concurrents.

Profils nécessaires

Il y a un vrai hiatus entre les entreprises africaines modernes et les autres. Les profils nécessaires en Afrique sont de tout ordre, mais combien sont prêtes à les payer ou/et les former ? Peu. Elles seront les gagnantes de la croissance africaine. Avec notre site de recrutement de cadres, AFRI-EMPLOI.com, nous sensibilisons les entreprises à la transparence des offres et à la marque employeur. Les profils compétents n'arrivent pas, par hasard, un matin devant la porte du chef d'entreprise. Les cadres estiment la possibilité de l'organisation à survivre à la compétition mondiale : est-elle moderne et réputée (offres diffusées sur le web, site internet) ou bien est-elle dépassée (opaque et illégale) ?

Le recrutement, une histoire de confiance

Vous avez une notoriété locale, vous avez besoin de nouvelles expertises basées sur internet, le marketing, l'informatique, le juridique... Vous êtes convaincus que plus de talents en interne, c'est plus de produits de qualité, plus de clients contents, plus de chiffres d'affaires, mais les candidats manquent. Dans le recrutement, tout est une histoire de confiance. Vous devez avoir confiance dans le profil recruté et lui en votre entreprise. Les cadres recherchés doivent être certains que votre process de recrutement est impartial, transparent et que votre société peut être un plus dans leur carrière.

Pour conclure, savoir recruter est un avantage compétitif. En Afrique, de nouvelles écoles supérieures s'ouvrent pour former les managers de demain, mais c'est aujourd'hui que les recrutements doivent se faire. Les entreprises africaines ne doivent pas laisser les meilleurs talents aux autres. Avec plus de transparence et d'impartialité dans leur recrutement, elles arriveront vite à challenger les marques mondiales sur leur terrain et plus loin. Leur croissance en dépend.

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