La Chine et les questions de bioéthique

Africains | Publié le 4 décembre 2018 à 18h48
Il y a quelques jours le professeur chinois He Jiankui annonçait dans une vidéo la naissance de jumelles dont l'ADN a été modifié pour les rendre résistantes au virus du sida.

Il y a quelques jours He Jiankui (professeur d'université à Shenzhen, dans le sud de la Chine) annonçait dans une vidéo diffusée sur YouTube la naissance de jumelles dont l'ADN a été modifié pour les rendre résistantes au virus du sida. Une annonce fustigée par de nombreux chercheurs comme un acte « dangereux » et « irresponsable ».

Dangereux et et irresponsable, car elle soulève des questions de bioéthique évidentes. Mais pas en Chine ! Où les scientifiques jouissent d'une presque totale liberté dans les expérimentations qu'ils entreprennent : rares sont ceux qui sont sanctionnés pour faute professionnelle.

« La Chine protège beaucoup les scientifiques »

Et si cela devait arriver, ce serait devant les seules institutions qui les emploient. « La Chine protège beaucoup les scientifiques. Si on fait une petite erreur, ça s'arrête là, il n'y a pas de sanctions », confirme Qiu Renzong, pionnier des questions bioéthiques en Chine.

En 2015, les Chinois ont aussi été les premiers à procéder à la modification des gènes d'embryons humains.

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