Guinée équatoriale : le parti au pouvoir décrète une purge

Africains | Publié le 6 novembre 2018 à 17h37
A l'issue d'un conseil de discipline, le Parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE) a décidé d'expulser définitivement 42 militants. Parmi lesquels figure Enrique Nsue, ancien ambassadeur de Guinée équatoriale au Tchad.

Dans une résolution prise le vendredi à l'issue de la tenue d'un conseil de discipline, le Parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE) a décidé d'expulser définitivement 42 militants « pour leur participation à la tentative de (...) déstabilisation de la Guinée équatoriale, vainement perpétrée le 24 décembre 2017, sous le patronage d'un groupe de terroristes et de mercenaires. » 

Parmi les personnalités du PDGE expulsées, on retrouve l'ancien ambassadeur de Guinée équatoriale au Tchad, Enrique Nsue Anguesomo, l'ex-directeur de la sécurité du président Teodoro Obiang Nguema, Julian Ondo Nkumu, un ancien juge au tribunal de Bata, Ruben Clemente Engonga Nguema, ainsi que le juge Martin Obiang et le fils du ministre de l'Intérieur Clemente Engonga Nguema Onguene.

Un procès en février 

Début janvier, Malabo avait annoncé avoir déjoué un « coup d'Etat » et l'arrestation d'une trentaine d'hommes armés Tchadiens, Centrafricains et Soudanais au Cameroun où ils sont toujours détenus. Le ministre de la Sécurité, Nicolas Obama Nchama, avait alors affirmé dans un communiqué que les mercenaires arrêtés avaient été «  contactés par des Équato-guinéens militants de certains partis d'opposition radicale avec le soutien de certaines puissances » étrangères.

Le procès de cette tentative de coup d'Etat pourrait se tenir en février 2019 prochain.

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