Sahle-Work Zewde, la première présidente d’Ethiopie

Africains | Publié le 26 octobre 2018 à 9h06
Sahle-Work Zewde succède à Mulatu Teshome, à la présidence d'Ethiopie. Elle qui était jusque-là la représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies auprès de l’Union africaine.

C'est après avoir entériné la démission du président Mulatu Teshome que les deux chambres du Parlement éthiopien ont désigné hier Sahle-Work Zewde comme sa remplaçante. Ce qui est une première dans l'histoire politique de l'Ethiopie : jamais une femme n'y avait encore assumé les fonctions de présidente.

Sachant dans l'organigramme institutionnel de ce grand pays de la Corne d'Afrique, ce poste n'est qu'honorifique. En vérité, c'est le Premier ministre qui demeure la principale cheville ouvrière de l'exécutif.

Qu'à cela ne tienne ! Sahle-Work Zewde crée un précédent. Et, elle en est bien consciente. Elle qui était jusque-là la représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, auprès de l’Union africaine. Une mission précédée d'un poste d'ambassadrice l'ayant conduite en France, à Djibouti, au Sénégal.

Le sort des femmes

A 68 ans, Sahle-Work Zewde, quatrième chef de l'État en Éthiopie depuis l'adoption de la Constitution de 1995, entend se pencher au cours de son mandat sur le sort des femmes « premières victimes de l'absence de paix. » Ce faisant, elle appelle « le gouvernement à éradiquer la pauvreté avec la pleine participation des femmes, car c'est une source d'instabilité. »

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