Maduro : « On a essayé de m’assassiner »

Africains | Publié le 7 août 2018 à 18h08
Samedi, le président du Venezuela a échappé à un attentat, lors d'une parade militaire organisée à Caracas.

« Aujourd'hui, on a essayé de m'assassiner. » Nicolas Maduro a eu de la chance. Samedi, le président du Venezuela a échappé à un attentat, lors d'une parade militaire organisée à Caracas. Les commanditaires de cette attaque avaient imaginé un scénario tout à fait banal et moderne : éliminer le numéro vénézuélien à l'aide de drones bourrés d'explosifs.

Heureusement pour lui, ils n'y sont pas parvenus ; la cible visée avait entre-temps réussi à se mettre à l'abri avec le concours de son service d'ordre paniqué et désorienté.

Pour Maduro, le premier responsable de ce qui s'est passé a un nom : Juan Manuel Santos, le président colombien. « Je n'ai pas de doute que le nom de Juan Manuel Santos est derrière cet attentat », dénonce-t-il. Bien évidemment, cette accusation a été rejetée par Bogota qui parle d'absurdité. De son côté, le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, John Bolton, a déclaré « qu'il n'y a eu absolument aucune participation du gouvernement américain là-dedans. »

« Nous ne pouvons pas tolérer que la population soit affamée »

Dans cette série de déclarations, un groupe rebelle, « Mouvement national des soldats en chemise », a, lui, revendiqué l'action. Et diffusé un communiqué sur les réseaux sociaux : « Nous ne pouvons pas tolérer que la population soit affamée, que les malades n'aient pas de médicaments, que la monnaie n'ait plus de valeur, que le système éducatif n'enseigne plus rien et ne fasse qu'endoctriner avec le communisme. »

Ce texte est révélateur du malaise auquel fait face le Venezuela, du marasme qui frappe toutes les strates de ce pays au demeurant riche en pétrole. Mais qui n'arrive plus à joindre les deux bouts. Avec une inflation qui devra atteindre 1 000 000% d'ici la fin de cette année. Et le PIB s'effondrer de 18%.

Laisser un commentaire