Afrique du Sud : Ramophosa pour une expropriation des terres

Africains | Publié le 4 août 2018 à 12h11
En Afrique du Sud, une proposition d’amendement à la Constitution entend, via le processus parlementaire, procéder à l'expropriation des terres sans dédommagement.

En Afrique du Sud, quelque chose est peut-être en train de changer par rapport à l'épineuse question de la réforme agraire. Du moins, c'est ce qui ressort de la récente allocution présidentielle de Cyril Ramophosa, où il a affirmé que « L’ANC (Congrès national africain) va finaliser, via le processus parlementaire, une proposition d’amendement à la Constitution qui décrit de façon plus claire les conditions dans lesquelles l'expropriation des terres sans dédommagement peut être effectuée.» Ce qui « pourrait débloquer la croissance. »

En effet, malgré la fin de l'apartheid, les fermiers blancs restent toujours détenteurs de 73%  des terres arables, lesquelles figurent parmi les plus productives du pays de Mandela. Le gouvernement sud-africain entend les saisir et les transférer à la population noire.

Auparavant, était privilégiée la politique de consentement entre l’acheteur et le vendeur pour permettre le transfert des terres. Mais, en février, le Parlement décide de confier à une commission la mission de réécrire la loi fondamentale. Avec pour objectif de transférer les terres sans aucune compensation.

« L’intention de cet amendement est de promouvoir la réparation »

Au niveau de la population, certains craignent que ces expropriations envisagées ne ressemblent à celles qu'avait connues en son temps le Zimbabwe. « L’intention de cet amendement, leur répond Cyril Ramaphosa, le président de l'Afrique du Sud, est de promouvoir la réparation, de faire progresser le développement économique et d’accroître la production agricole et la sécurité alimentaire. »

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