Soudan du Sud : un accord de paix signé

Africains | Publié le 27 juillet 2018 à 8h44
Le chef rebelle Riek Machar (photo) a signé mercredi un accord de paix avec Silva Kiir (le président du Soudan du Sud). Il prévoit un désengagement militaire, l'ouverture de couloirs humanitaires...

Une page est peut être en train de se tourner au Soudan du Sud. Salva Kiir et Riek Machar (respectivement président Soudan du Sud et chef rebelle) ont signé mercredi un accord de paix.

Lequel prévoit un désengagement militaire, l'ouverture de couloirs humanitaires et la libération de prisonniers de guerre. Un gouvernement de transition de 35 ministres doit être formé. Salva Kiir obtiendra 20 ministres, Riek Machar neuf, les autres partis d’oppositions se partageront les six portefeuilles restants.

Et après trois années, les élections nationales seront organisées. « C'est le jour que le peuple du Soudan du Sud attendait. Et je suis heureux qu'il soit enfin arrivé », s'est exclamé Salva Kiir, président du Soudan du Sud. « Cet accord apporte beaucoup de choses. Tout d'abord la guerre va se terminer avec cette déclaration de cessez-le-feu », a ajouté Riek Machar.

2 millions de Soudanais du Sud ont fui dans des pays frontaliers

Mais les propos de ces deux hommes forts du pays ne rassurent pas tous les Soudanais du Sud. En 2015, ils avaient déjà signé un accord de paix qui a tenu moins d'un an. Des combats avaient éclaté dans la capitale Djouba. Machar s'était enfui à pied à travers la brousse.

La guerre civile, elle, avait débuté en décembre 2013, lorsque Salva Kiir avait accusé Riek Machar (son vice-président d'alors) d'avoir voulu le renverser. Depuis quatre ans et demi, des dizaines de milliers de personnes ont été tuées. Et deux millions de Soudanais du Sud ont fui dans des pays frontaliers. C'est la plus importante crise de réfugiés en Afrique depuis le génocide rwandais en 1994.

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