Le bras de fer entre Ortega, l’Eglise et l’opposition se poursuit

Africains | Publié le 24 juillet 2018 à 9h03
Les manifestants réclament le départ de leur président, Daniel Ortega, qu'ils accusent d'avoir mis en place, avec le concours de son épouse, une dictature.

Le Nicaragua fait face à une série de manifestations. Depuis le 18 avril, celles-ci ont déjà entraîné la mort de plus de 280 personnes. Les manifestants réclament le départ de leur président, Daniel Ortega, qu'ils accusent d'avoir mis en place, avec le concours de son épouse, une dictature.

Pour sa défense, et profitant de la commémoration du 39e anniversaire de la révolution de 1979, Ortega s'en est pris aux évêques de ne pas être des médiateurs mais plutôt d’« être engagés aux côtés des putschistes » qui ne souhaitent que sa destitution. « Nous allons méditer les paroles du président et prendre ensuite une décision », a répondu le cardinal Leopoldo Brenes, président de la Conférence épiscopale du Nicaragua (CEN).

Un épiscopat soutenu par l'opposition qui ne partage pas les déclarations du pouvoir en place qui cherche à « criminaliser » l'action conduite par les évêques.

La fin de la répression comme préalable au dialogue 

Reste que le dialogue est toujours possible. Mais L’Alliance citoyenne pour la démocratie (au sein de laquelle se trouvent des étudiants, des chefs d’entreprises et des représentants de la société civile) exige comme préalable « la fin de la répression » ainsi que  la remise en liberté de deux de ses membres.

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