50 millions d’humains pourront migrer

Africains | Publié le 6 avril 2018 à 9h02
Les sols mal exploités perdent en qualité. Ce qui entraîne une diminution croissante des terres cultivables et des moyens de subsistance et l'exode des personnes.

D'ici 2050, la détérioration des sols de la planète va provoquer la migration d'au moins 50 millions d'humains, si rien n'est fait pour stopper les dégâts. Tel est le constat d'une étude réalisée par la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) qui compte 129 pays membres.

Cette dégradation des terre, causée par des pratiques agricoles non durables, la pollution et l'expansion urbaine, nuit déjà au bien-être de 3,2 milliards d'êtres humains, soit 40% de la population mondiale, poursuit IPBES. En général, les sols mal exploités perdent en qualité. Ce qui entraîne une diminution croissante des terres cultivables et des moyens de subsistance et l'exode des personnes.

« Le style de vie hautement consumériste »

La projection la plus optimiste sera atteinte « même si nous essayons vraiment d'avoir des pratiques agricoles et forestières durables, de minimiser le changement climatique par une économie à faible teneur en carbone, mais si nous continuons avec nos pratiques non durables et si le changement climatique devient de plus en plus critique, 700 millions d'humains seront contraints de migrer au cours des trente prochaines années. »

 Le phénomène est alimenté par « le style de vie hautement consumériste » des pays riches, ainsi que par la croissance des revenus et de la démographie dans les pays en développement.

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