Divorce entre l’Etat gabonais et Veolia

Africains | Publié le 19 février 2018 à 9h07
Dans un document signé par son ministre de l'Eau et de l'Energie, le Gabon annonce la résiliation du contrat qui le liait jusque-là à la SEEG, filiale du groupe français Veolia.

Le gouvernement du Gabon met un terme au contrat qui le liait à la SEEG (Société d'énergie et d'eau du Gabon). Cette dernière, filiale du groupe français Veolia, s'occupait jusqu'ici de la gestion et de la distribution d'eau et d'électricité pour tout le pays. Des missions qu'elle ne pourra plus assumer.

Comme en témoigne ce communiqué signé de la main de Patrick Eyogo Edzang, ministre gabonais de l'Eau et de l'Energie : « Afin de préserver la continuité et la qualité de l'approvisionnement public en eau potable et en électricité, l'Etat gabonais a procédé exceptionnellement à la réquisition temporaire de la société ». Dans sa réponse, Veolia « regrette » cette décision de résiliation « soudaine prise ce jour par le ministère de l'Eau et de l'Energie du Gabon de rompre la convention de concession et l'usage brutal des forces de l'ordre gabonaises qui ont réquisitionné l'entreprise. »

Les investissement de Veolia s'élèvent à 558 millions d'euros

Présent au Gabon depuis 1997, Veolia indique que le Gabon est un pays « où la croissance de la population est intense, les capacités de production en eau sont exploitées à leur maximum. » Aujourd'hui, le taux de desserte du groupe en électricité est de 89,3% et celui en eau de 92,2%. S'agissant de ses investissements « notamment dans la maintenance, les capacités de production et les réseaux », ils s'élèvent à 558 millions d'euros.

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