Jacob Zuma, la chute d’un chef contesté

Africains | Publié le 16 février 2018 à 9h00
A 75 ans, Jacob Zuma est contraint de quitter la présidence de l'Afrique du Sud. Une présidence marquée par des affaires de corruption, de viol.

L’Afrique du Sud a bien tourné la page Jacob Zuma. Certains diront qu’elle a même tardé à le faire. D’autant que tous les ingrédients étaient réunis pour écarter cet homme devenu contesté. Notamment sur le plan  de l'éthique, où il ne s’est jamais montré exemplaire. D’ailleurs, sa chute politique vient de là. De cette manière légère, laxiste, désinvolte de conduire les affaires publiques. Un domaine qui n’autorise aucune faiblesse, aucun écart.

Cet axiome, les pontes de l’ANC l’ont bien pigé, et c’est pour cela qu’ils ont voulu, après maintes tractations, confier la nation arc-en-ciel à quelqu’un d’autre, à Cyril Ramaphosa. Pas à Zuma dont le parcours personnel n’a pas été exempt de scandales. De corruption.

« Douché pour minimiser les risques de contracter le Sida »

Sa première affaire de cette nature remonte à 2003. Il est alors vice-président du pays. Mais chanceux qu'il est, les magistrats décideront de ne pas aller loin. Toutefois, au cours de la même année, il est inculpé dans le viol d’une femme séropositive. Lors du procès organisé, il dira « s’être douché pour minimiser les risques de contracter la maladie ». La presse internationale s’indignera. Et lui sera acquitté en 2006.

Le 9 mai 2009. Soutenu par Nelson Mandela, il est élu président de la République. Il savoure ce succès électoral. Quatre ans plus tard, quelques révélations ébruitent. On l'accuse d’avoir utilisé l’argent public pour rénover sa résidence privée. Son parti le désapprouve. Appelle à sa démission…

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