George Weah, ce footballeur devenu président

Africains | Publié le 3 janvier 2018 à 9h45
A force de ténacité, Georges Weah est parvenu à déjouer toutes les prévisions les plus pessimistes en s’imposant à la présidentielle libérienne. Face à un vieux briscard, Joseph Boakai.

 

Là où il est aujourd’hui, George Weah, 51 ans, doit, probablement, se dire la vie est bien épatante. Cela pour la simple raison qu’il n’était pas la personne la mieux indiquée pour diriger un jour le Liberia, ce petit pays d’Afrique de l’Ouest. De lui, on connaît plutôt ses prouesses de footballeur de génie sur les stades parisiens, monégasques ou milanais que son panache dans l'arène politique.

Pourtant, à force de ténacité, il est parvenu à déjouer toutes les prévisions les plus pessimistes en s’imposant à la présidentielle libérienne. Face à un vieux briscard, Joseph Boakai.

C’est donc lui qui succédera à Ellen Johnson Sirleaf. Un passage de relais qui se fera dans un contexte relativement calme, pacifié. Ce qui est plutôt une bonne chose ! Car le Liberia porte encore des stigmates des guerres qui l’ont défiguré et éloigné du concert des nations. Certes, l’élection de Mme Sirleaf avait permis d’asseoir une certaine stabilité.

Petit bémol 

Avec ce petit bémol tout de même : jamais les auteurs des crimes des décennies écoulées n’ont été trimbalés devant les tribunaux ; jamais ils n’ont été inquiétés par les autorités du pays. Sans compter qu’il y a un an et demi le Liberia était confronté à une grave épidémie d’Ebola.

Ainsi, toute la question est de savoir : comment George Weah compte-t-il remettre sur les rails un pays qui demeure convalescent et souffre de la corruption ? Dans son discours post-victoire, il a tenté de donner quelques pistes de ce qui pourrait être une ébauche de sa politique générale. A savoir, remplacer l’aide au développement « par l’investissement privé », tendre la main à tous, y compris les adversaires politiques qui ne sont point « ses ennemis ».

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