Un réformateur à la tête du Congrès national africain

Africains | Publié le 25 décembre 2017 à 10h14
Enfant de Soweto et ancien étudiant de la faculté de droit, Cyril Ramaphosa sera probablement le successeur de Jacob Zuma, à l'issue des prochaines élections générales.

Depuis quelques jours, le Congrès national africain (ANC) a à sa tête un réformateur. Un ancien étudiant de la faculté de droit. Il s’agit de Cyril Ramaphosa, qui s’est imposé face à Nkosazana Dlamini Zuma. Cette dernière, soutenue par le président Jacob Zuma, son ex-mari, a obtenu 2261 voix contre 2440 pour Ramaphosa. Certes, c’est une courte victoire pour l’enfant de Soweto, mais ça reste tout de même un succès électoral.

Un heureux évènement auquel il n’était plus habitué : en 1999, alors candidat à la présidence de l’ANC, les militants l'avaient écarté, en portant leurs voix sur Thabo Mbeki.

Ce qui poussa celui que Nelson Mandela qualifia de « l’un des plus doués de sa génération » à se tourner vers le monde du business. Un univers où il peut se targuer d’avoir réussi. Le célèbre magazine américain, Forbes, estime sa fortune personnelle à 383 millions d’euros.

Vieux briscard 

En revanche, cet homme, né le 17 novembre 1952, et marqué par la pauvreté des townships, n’est pas exempt de critiques. Notamment son rôle dans le massacre de Marikana. Dans cette affaire, une commission d’enquête l'avait blanchi et proclamé sa non-culpabilité. Politiquement, on lui reproche aussi de s’être tu sur les affaires sulfureuses de Jacob Zuma. Ce vieux briscard dont il sera probablement le successeur à l’issue des prochaines élections générales.

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