L’Unesco, une agence obligée d’agir avec peu

Africains | Publié le 23 octobre 2017 à 9h05
On ne compte plus le nombre de programmes qui ont été réduits, d’embauches qui ont été gelés. Les principaux responsables de ce fait sont d’abord les Américains.

Sauf surprise, le 10 novembre, la conférence générale des Etats membres devra entériner l’élection (très serrée) de la Française Audrey Azouley, au poste de directrice générale de l’Unesco. En remplacement de la Bulgare Irina Bokova. Après huit ans de direction, cette dernière laissera les commandes à une autre femme, archi-diplômée, ex-ministre de la culture et de la communication, très respectée par le milieu du septième art français.

Le vœu le plus ardent est qu’elle réussisse à redonner à cette maison son lustre et son autorité.

Car l’Unesco - que Léon Blum voyait comme « la conscience des Nations unies » - souffre de ses luttes intestines et de la faiblesse de ses moyens. Oui, la faiblesse de ses moyens. Car il est de notoriété publique que de souligner qu'elle est actuellement obligée de faire peu avec peu.

Programmes réduits, embauches gelés

Ainsi on ne compte plus le nombre de programmes qui ont été réduits, d’embauches qui ont été gelés. Les principaux responsables de ce fait sont d’abord les Américains (qui ont annoncé il y a quelques semaines avec les Israéliens leur retrait de cette enceinte). Depuis 2011, ils ont suspendu leur cotisation – 67 millions d’euros par an – après l’admission de la Palestine comme Etat membre de plein droit.

Un manque à gagner considérable pour l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture dont le budget pour 2017 était de 275 millions d’euros. Soit la moitié de ce qu’il était en 2012.

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