Barack Obama a laissé une lettre à Donald Trump

Africains | Publié le 4 septembre 2017 à 9h16
Le 20 janvier, Barack Obama a laissé une lettre à son successeur, suivant une longue tradition de la démocratie américaine. Le texte est à la fois court, élégant et profond.

Aux Etats-Unis, c’est une tradition que le président sortant laisse une missive à son successeur. Et le 20 janvier, Barack Obama n’a pas dérogé à cette règle. La sienne (rendue publique par CNN) est courte, élégante, profonde. Elle met en relief le charme des mœurs démocratiques et institutionnelles et la volonté de chaque locateur de la Maison-Blanche de les préserver. Quelles que soient les circonstances.

« Cher Monsieur le Président,

Félicitations pour cette campagne remarquable. Des millions d'électeurs ont placé leurs espoirs en vous, et nous tous, quel que soit le parti, espérons que le pays connaîtra pendant votre mandat une prospérité et une sécurité accrues.

C'est une fonction unique, sans recette claire pour réussir ; je ne sais donc pas si les conseils que je pourrais vous donner seraient particulièrement utiles. Pourtant, permettez-moi de vous offrir quelques réflexions tirées des huit dernières années.

Tout d'abord, nous avons tous deux été bénis, de différentes manières, d'une bonne fortune. Tout le monde n'a pas eu cette chance. Il nous appartient de faire tout notre possible pour construire davantage de voies vers le succès, pour chaque enfant et pour toute famille disposée à travailler dur.

Deuxièmement, le leadership américain dans ce monde est vraiment indispensable. Il nous appartient, par l'action et par l'exemple, de soutenir l'ordre international qui s'est progressivement développé depuis la fin de la guerre froide, et dont dépendent notre propre richesse et notre propre sécurité.

Troisièmement, nous ne sommes que des occupants temporaires de cette fonction. Cela fait de nous les gardiens des institutions et des traditions démocratiques – l'Etat de droit, la séparation des pouvoirs, l'égale protection et les libertés publiques – pour lesquelles nos ancêtres se sont battus et ont versé leur sang. Indépendamment des vicissitudes de la vie politique, nous devons laisser ces instruments de notre démocratie dans un état au moins aussi solide que celui dans lequel nous les avons trouvés.

Enfin, gardez du temps, dans la précipitation des événements et des responsabilités, pour les amis et la famille. Ils vous permettront de traverser les difficultés inévitables.

Michelle et moi vous souhaitons le meilleur, à vous et à Melania, alors que vous vous engagez dans cette superbe aventure et nous sommes prêts à vous aider de toutes les manières possibles. Bonne chance et bonne route,

BO »

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