Prostitution : des Nigérianes au cœur d’une enquête d’Europol

Africains | Publié le 28 août 2017 à 12h06
Les victimes avaient reçu l’ordre de demander une protection internationale et un asile en Espagne afin qu'elles puissent travailler pour l'organisation criminelle sans problème.

Soutenue par l’Europol et en coordination avec les autorités finlandaises et polonaises, la police espagnole vient de démanteler un groupe criminel organisé, impliqué dans le trafic de femmes à des fins d’exploitation sexuelle. Les victimes sont principalement originaires du Nigéria « où elles ont été recrutées pour se prostituer dans les villes de Benidorm et de Malaga mais aussi à Madrid, Barcelone, Soria, Gandia. »

L’enquête a commencé lorsque le Bureau d’asile et de réfugiés de Madrid a lancé une alerte sur le cas de « deux jeunes femmes nigérianes susceptibles d’être victimes de la traite des êtres humains et de l’exploitation sexuelle. » Un signalement qui a ainsi révélé l’existence d’un réseau criminel, opérant en Espagne et ayant pion sur rue au Nigeria et des liens au Niger, en Libye et en Italie.

Ce qui a permis à ce groupe criminel de contrôler l’ensemble du processus de traite et de recrutement.

« Des faux documents pour obtenir l’asile »

Les victimes avaient reçu l’ordre de demander une protection internationale et un asile en Espagne afin qu’elles puissent travailler pour l’organisation criminelle sans problème en cas d’identification par la police. « Le groupe a également fourni aux victimes des documents frauduleux » destinés à l’obtention de l’asile, précise le communiqué d’Europol, dont l’action aura été décisive notamment dans l’acquisition d’un « support analytique » et l’échange « d’informations », « de données en temps réel » et « les contrôles croisés des bases de données. »

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