A Paris, les frères ennemis libyens ont signé un accord

Africains | Publié le 31 juillet 2017 à 12h05
SON. Fayez al-Sarraj vient de signer à Paris avec son frère ennemi Khalifa Haftar un accord qui vise entre autres à organiser d'ici le printemps prochain des élections.

Paris a abrité le 25 juillet un mini-sommet, réunissant le chef du gouvernement de Tripoli Fayez al-Sarraj et l'homme fort de l’est de la Libye Khalifa Haftar. Lors de cette rencontre où a été « acté un accord en vue des élections au printemps », le chef d’Etat français a salué le « courage historique » des frères ennemis libyens, qui ont adopté, pour la première fois, une déclaration commune visant à un cessez-le-feu.

Plus concrètement, outre la réaffirmation de la validité des accords de Skhirat signés en 2015 sous l’égide de l’ONU, le texte exhorte à la constitution d’une armée libyenne régulière, à l’instauration d’un Etat de droit et au respect des droits de l’homme.

Il est clair que l’engagement diplomatique de la France dans cette crise libyenne n’est pas fortuit. Il procède du fait que c’est en créant les conditions d’un processus qui pacifie et instaure un cadre institutionnel démocratique en Libye qu’on luttera plus efficacement contre le terrorisme et les risques migratoires.

D’ailleurs, les autorités françaises viennent d’annoncer la création dès cet été des hotspots sur le sol libyen. D’après Emmanuel Macron, ces centres d’examen pour demandeurs d’asile seront un moyen « d’éviter aux gens de prendre des risques fous alors qu’ils ne sont pas tous éligibles à l’asile. »

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