Le « Zoulou blanc » se retire de la scène musicale

Africains | Publié le 3 juillet 2017 à 9h00
VIDEO. Souffrant d'un cancer, Johnny Clegg va mettre un terme à sa carrière. Et à cette occasion, il sillonnera plusieurs pays (Afrique du Sud, Dubaï, Etats-Unis, Canada) dans le cadre d'une tournée d'adieu.

Parce qu’il se sent malade (il souffre d’un cancer), Johnny Clegg souhaite mettre, à 64 ans, un terme à sa belle carrière musicale. Pour cela, il s’apprête à sillonner plusieurs pays (Afrique du Sud, Grande-Bretagne, Dubaï, Etats-Unis, Canada) dans le cadre d’une tournée d’adieu qu’il a appelée « Dernier voyage ». On imagine que des centaines de milliers de fans attendent d’ores et déjà ce moment qui sera forcément émouvant.

Johnny Clegg ou le « Zoulou blanc » est l’une des figures magnifiques de cette Afrique du Sud. Celle du XXe, où l’apartheid était érigé en système politique. A travers à lui, et à l’instar de tant d’autres comme la divine Myriam Makeba, le monde a pu entrer dans l’intelligence des vicissitudes qui enchaînaient une partie de la population de ce pays arc-en-ciel, notamment les noirs. Car dans les années 1960, alors même qu’une loi interdisait toute relation interraciale, lui n’hésitait pas à adopter une attitude scélérate en allant en cachette dans les résidences pour travailleurs noirs. Afin de danser avec eux et se plonger dans leur riche univers culturel.

Ode à Mandela

Il avait compris que c’était par la rencontre de l’Autre différent qu’on dissipait les préjugés, qu’on abattait les murs et qu’on faisait advenir sur la terre un havre de paix et de fraternité.

Cette fraternité, il l’exprimait, la démontrait sur scène, pieds nus. Avec ses amis musiciens du groupe Juluka. Avec qui, il aimait esquisser quelques pas, nourris par des mélodies zouloues et le son de l’accordéon et de la guitare. Le tout dans un foisonnant répertoire, où résonnait si bien cette ode à Nelson Mandela : Asimbonanga (nous l’avons jamais vu en zoulou) !

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