Imelme Umana, première femme noire à diriger la Harvard Law Review

Africains | Publié le 15 février 2017 à 9h49
La Harvard Law Review vient d’élire Imelme Umana, comme sa nouvelle présidente. En 130 ans d’existence, c’est la première fois que cette prestigieuse revue juridique confie une telle fonction à une femme noire.

Pour nous qui vivons de l’autre coté de l’Atlantique, les Etats-Unis ressemblent un peu à un écrin de paradoxes. En ce sens qu’on y est capable d’élire à la fois le premier président afro-américain de l’histoire et le chantre du populisme moderne. C’est comme cela les Etats-Unis ! Mais, un autre fait vient encore soutenir cette contradiction toute américaine : c’est l’élection, fin janvier, d’une jeune étudiante, noire, Imelme Umana, comme présidente de la prestigieuse revue en droit, la Harvard Law Review.

Un évènement considérable, dans un pays marqué par la double histoire tragique de l’esclavage et de la ségrégation. Car en 130 ans d’existence, c’est la première fois que cela arrive dans cette célèbre publication, qui paraît entre novembre et juin et fait référence dans le cénacle universitaire mondial.

Elle s’est imposée face à onze autres candidats qui postulaient à cette fonction tant convoitée. « Dans un domaine où les femmes et les gens de couleur ont été marginalisés ou sous-représentés par le passé, son élection est une étape importante pour enrichir le débat juridique et le rendre plus inclusif », estime Michael Zuckerman, l’ancien président de la Harvard Law Review. D’après The Harvard Crimson, en 2010, dans le pays de l’Oncle Sam, seuls 5% des avocats en activité étaient noirs.

Barack Obama, son lointain prédécesseur

Fille de Nigérians, Imelme Umana est donc entrée dans l’histoire. Elle devra piloter un outil juridique tourné vers la recherche, en s’appuyant sur une équipe de plus de 90 rédacteurs. Tout comme l’avait avant elle – il y a vingt-sept ans maintenant, un de ses lointains prédécesseurs : Barack Obama !

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