Le Maroc dans l’Union africaine

Africains | Publié le 29 janvier 2017 à 15h18
Le 28e sommet annuel de l’Union africaine aura lieu demain en Ethiopie. Une réunion au cours de laquelle le Maroc souhaite sa réintégration au sein de la grande famille panafricaine.

Demain s’ouvrira à Addis-Abeba en Ethiopie le 28e sommet annuel de l’Union africaine. Une réunion pas moins importante de chefs d’Etat, qui devront entre autres se pencher sur certains sujets brûlants notamment la République démocratique, le Sud-Soudan, trouver un successeur à la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma (qui pilote actuellement la Commission de l’Union africaine). Cette instance panafricaine qui est régulièrement étrillée à cause de son inefficacité et de son manque d’initiative s’agissant des conflits qui assaillent le Continent.

Les participants devront également s’attarder sur le cas marocain. Car après 33 ans d’absence, le royaume chérifien souhaite désormais son retour au sein de la grande famille africaine, qui l’avait volontairement quittée parce que celle-ci ayant admis en son sein la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Un territoire acquis par le Front Polisario à la suite de la décolonisation espagnole de 1976, mais que le Maroc considère jusque-là comme une portion essentielle de sa géographie.

Ainsi la question est de savoir : s’il est réintégré dans l’Union africaine, le Maroc acceptera-t-il de siéger aux cotés de la République arabe sahraouie démocratique ? Surtout que son désir de réintégration ne plaît pas à tout le monde. C’est le cas de l’Algérie ou de l’Afrique du Sud, qui restent les soutiens indéfectibles de la RASD.

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