Michelle Obama, la plus talentueuse des opposantes à Trump

Africains | Publié le 16 octobre 2016 à 22h52
Dans l’histoire récente, on n’a jamais vu une First Lady s’engager avec autant de passion que de verve dans une présidentielle américaine, où sera désigné le successeur de son mari.

Il faut dire que l’heure est grave aux Etats-Unis, et c’est tout cela qui motive et justifie l’engagement actuel de Michelle Obama aux cotés de la candidate démocrate, Hilary Clinton. On l’a vue il y a quelques jours dans la petite ville de Manchester, dans le New Hampshire, où elle s’est montrée particulièrement virulente, scandalisée face aux récents propos lestes, salaces, dégradants de Donald Trump sur les femmes. Elle est aujourd’hui, et incontestablement, la première et la plus talentueuse des opposantes à Trump.

D’après elle, aucune femme, et ce, quel que soit son bord politique, ne peut admettre de telles obscénités. De telles offenses faites envers celles qui constituent aux Etats-Unis la portion la plus importante de personnes en âge de voter. Qui pourrait donc contester sa démarche ? D’autant plus qu’on est à quelques jours du scrutin, de la date fatidique, et qu’Hilary Clinton, malgré une solide expérience en matière de la chose publique, du fonctionnement de l’Etat et de ses arcanes, n’arrive toujours pas à créer et à susciter un engouement autour de sa personne.

La crainte de Michelle Obama et certains ténors démocrates, c’est donc de voir les urnes bouder par les électeurs. Un scénario néfaste qui consacrerait à coup sûr le triomphe du populisme, dans un pays, qui a élu il y a presque huit ans, le premier président afro-américain.

Encore une fois, Hilary Clinton ne fascine pas, ne séduit pas. Pour beaucoup, elle symbolise le passé, l’establishment et le monde de l’argent. Sans oublier l'affaire de ses courriels. Mais ce n’est pas une raison de laisser le représentant de la Téléréalité remporter la présidentielle de la première puissance mondiale. Ce qui à la fois nuirait à son image et dilapiderait tout l’héritage de Barack Obama.

Laisser un commentaire